Samoa, une île "far far away"...


JEUDI, 5 décembre (Jour 245) 

au MERCREDI, 11 décembre (Jour 251)

J
eudi 9h30 pm
On atterrit à Samoa. On pouvait sentir dès l'embarcation, que nous allions vers une île isolée. Une foule de Samoans rapportait de gros cartons... donc le line-up à l'embarcation de Auckland fut lent. On était presque les seuls "blancs", une drôle d'impression d'être soudainement une "minorité visible". Des gens nous demande d'où on vient... qu'est-ce qu'on vient faire... et un père de famille insiste pour me donner son collier de bonbons. Dès la sortie de l'avion, on a eu notre première bouffée de chaleur (le même feeling pour le québécois qui arrive à Cuba). On se fait spotter assez vite par les taxi drivers, un jeune nous conduit jusqu'à notre hôtel, situé à 15 minutes pour 30 talas. Il est tard et tout est fermé, on se prend donc 2 bières au lobby... tant pis, on mangera demain. Content d'être dans notre petite maisonnette au Airport Lodge à Lalovi, on fait tourner le ventilo au-dessus du lit.


Vendredi 6h30 am

On frappe à la porte. Notre petit déjeuner était prêt. Anyway, le chant du coq nous avait réveillé bien avant... Nous étions les seuls à manger sur leur terrasse à cette heure. Faut dire qu'on ne voulait pas manquer le ferry de 8h00 vers Savai'i. Le même chauffeur de taxi vient nous reprendre à l'hôtel, disons qu'il s'était habilement proposé la veille. Rendu au ferry, on voit des travailleurs (on suppose) qui débarquent de Savai'i avec toute sorte de matériels à vendre (on suppose encore). Nous sommes très très peu de touristes lors de l'embarcation. Après 1h15 de ferry, on est arrivé. Cette fois, on évite les taxis et les bus, on marche! On se dirige vers une compagnie de location de voiture, qui s’annonçait à 50 talas par jour (Salelologa). Finalement, on aura payé notre voiture 140 talas par jour! Le supposément "deal", ne se faisait plus (ouais ouais...). Bon cette fois on roule, enfin un peu d'air... Quasi tout le monde nous sourit, les enfants nous font des tatas. On ne peut pas vraiment se perdre sur cette île, il y a une seule route qui fait le tour. La limite de vitesse est en moyenne 50 km/h, et on comprend assez vite les raisons; l'état des routes, beaucoup de gens marchent et il n'y a pas souvent de trottoir, des chiens errants partout, des traversent de cochons et de poules, sans oublier les nombreux enfants! On s'est donné 3 jours pour faire la boucle à Savai'i, ensuite on retournera à Upolu pour terminer notre semaine de découverte. Notre première activité, fut de s'arrêter marcher sur la Saleaula Lava Fields. C'est là que le Mt Matavanu a fait des ravages entre 1905-1911, ce volcan toujours actif, a détruit sur 40 miles carré tout ce qui se trouvait sur son passage. Dans certaines régions, la profondeur de la coulée de lave était de 400 pieds. De village en village, on voit une foule de petites cabanes qui vendent des trucs... c'est en fait leur "magasin général". Je vous avertit, il ne faut pas avoir de grosses attentes. On est juste heureux à un moment donné de trouver des pommes dans un frigo, s'acheter une bonne bouteille d'eau fraîche et trouver des petits pains qui ont du goût. La vie semble relativement pauvre à Savai'i. Un Beach Fales à Manase, pourquoi pas. En gros on paye 70 talas par personne, pour dormir dans une cabane sur pilotis au bord de l'eau. Le repas du soir et le petit déjeuner sont inclus (faut savoir que le concept de "Beach Fales" est très répandu et accessible à Samoa). La baignade nous fait du bien, normal, à 30 degrés ce n'est pas du luxe... On y a fait du snorkeling, il y a une foule de coraux et de petits poissons colorés; c'est tout simplement magnifique! Le seul hic de l'endroit, des coqs se pavanaient dans la cours commune des Beach Fales, donc facile à imaginer que leurs cris étaient assez désagréable au petites heures du matin (encore). Décidément, on va devoir se familiariser vite au rythme Samoan! ;-) Sachez, qu'on fut leur seul client.




Samedi

On poursuit notre route en s'arrêtant aux points d'intérêts sur le guide du Jasons. Seul guide touristique trouvé d'ailleurs, sur cette île du Pacifique. Nous l'avions préalablement commandé via internet gratuitement. Au moins, on avait une carte! Seule carte existante à ce jour, car les gens sur l'île n'ont rien d'autre à vous donner. C'est assez rustique ici... La plupart des maisons n'ont pas de murs (donc on voit tout), et plusieurs n'ont pas l'électricité. On a vu quelques télévisions, mais c'est très rare. Ils ont quasi tous des jardins, coqs, poules, cochons et parfois un cheval dans leur cours. Il y a aussi beaucoup d'églises, toutes différentes à leur façon. Pour notre deuxième nuit, on décide d'aller jusqu'à Falealupo, où le sunset serait le plus beau du monde (apparemment). On s'arrête donc au Beach Fale de ce village, la grille est ouverte mais aucune maison de paille n'a de lit ni de rideau... le tout semble dé-ser-tique. On a tellement chaud qu'on va au minimum se tremper les pieds dans l'eau et soudainement quelqu'un arrive. La petite famille de propriétaires vit de l'autre côté de la rue en fait (contrairement au premier Beach Fale où la famille vivait à l'intérieur de la zone de locations). Un homme est donc revenu avec deux matelas et draps propre sur le dos et nous a monté notre maison sur la plage en moins de 10 minutes! Vous avez compris que nous étions (encore une fois) leur seuls clients. On savait que nous étions dans la saison des pluies, donc la saison morte... mais tout de même! On est loin de se plaindre, car pas mécontent du tout d'avoir cette plage à nous. On y refait du snorkeling, cette fois les coraux sont encore plus beaux! Pour une fois nous sommes loin des coqs! Seule une famille de cochons vient marcher parfois sur notre plage. On profite du superbe coucher de soleil (évidemment), et on s'endort au bruit des vagues.




Dimanche matin

Des cloches sonnent... Elles annoncent que la messe débute bientôt. Le dimanche à Samoa c'est sacré! On voit des gens défiler dans la rue avec leurs vêtements blancs immaculés, ils marchent vers leur église. Rare sont ceux qui travaillent le dimanche, et ils n'ont pas le droit de vendre de l'alcool ce jour-là! La seule exception est dans un resort. On a donc respecté cette journée sacrée en faisant abstinence d'alcool. Ce fut un peu plus difficile d'accepter le fait que quelques activités soient fermées (ex.: Pulemelei Ancient Mount & Afu Aau Waterfall). On ne pouvait malheureusement pas les reporter à lundi, car il nous restait l'île de Upolu à visiter. Nous sommes donc resté plus longtemps que prévu, à visiter Alofaaga Blowholes et marcher sur la coastal track. Un blowhole est en fait une faille dans les rochers par où s'engouffre l'eau de mer et provoque d'immenses geysers. Très impressionnant de voir et d'entendre le bruit de ces jets d'eau qui peuvent atteindre 30 mètres de hauteur! Ensuite on a suivi la coastal track, en espérant trouver l'ancien village de Fagaloa pour se baigner dans sa waterfall. Malheureusement, sans guide ce fut peine perdue et on rebroussa chemin. Contrairement à la NZ, les tracks sont inexistante on dirait... c'est carrément la brousse! On a tout de même bien profité des piscines naturelles sur les falaises de la coastal track (plus que bienvenue avec cette chaleur). En fin de journée on se book un vrai hôtel; au Lusia's Lagoon Chalets. C'est intime, il y a une belle vue et on y mange bien. Sylvain regretta son Beach Fale avec sa vue directe sur l'océan Pacifique, mais moi j'étais bien heureuse du confort de cette chambre!


Lundi

Avant de prendre le ferry on va faire un tour au marché. Il y avait des bananes géantes, de la nourriture pour les locaux et des accessoires pour les touristes. Je me suis acheté un lava-lava que tout le monde porte ici, incluant les hommes. Un bout de tissu très agréable à porter sous cette chaleur et humidité. Sur le ferry de 10h, on fait la sieste comme tout le monde. On décide de prendre le bus jusqu'à l'aéroport (1 tala par personne), car c'était une expérience à vivre... En gros un bus ici, c'est un vieux tas de ferraille coloré qui roule - on ne sait pas trop par quel miracle! Dans notre brochure (Jasons) on disait trouver notre compagnie de location de voiture à l'aéroport, mais on avait tort. Les compagnies de location se synchronisent avec l'arrivée des vols aériens, et non du ferry bien sur (on avait pris une chance). On est donc pris là, avec nos sacs et notre téléphone néo-zolandais qui ne fonctionne pas en Samoa (probablement car nous payons toujours à la carte, sans forfait). Heureusement, un Samoan nous laisse appeler avec son portable. La compagnie peut être ici dans 1h, mais les frais semblent plus élevé que lorsque j'avais appelé pour connaître leur tarif via la NZ. J'hésite, et je raccroche. Après une discussion avec l'homme (...) on décide de changer nos plans à la dernière-minute. Pourquoi ne pas louer la voiture que 2 jours au lieu de 3, et commencer par visiter la ville de Apia. Après tout, le bus est cheap et une ville ça se marche bien quoi. On économisera 1 journée de location. Finalement on finira pas prendre un taxi à 50 talas pour faire 45 minutes de route de l'aéroport jusqu'à Apia. La route nous semble longue, mais on a le temps d'observer la différence entre les deux îles. Les maisons sont un peu plus "solides", et il y a nettement plus de gens et d'édifices sur l'île de Upolu. On se fait déposer près de la Marine Reserve, où l'on se prend un hôtel près de la compagnie de location de voiture pour le lendemain. On débute par du snorkeling à Palolo Deep Marine Reserve où on loue le kit complet! Avec des palmes on peut avancer plus aisément. Ce fut notre plus belle expérience de snorkeling à Samoa! On retourne à notre hôtel heureux, et on se prépare pour notre sortie en ville. Il y a autant de chiens errants à Upolu qu'à Savai'i, ils font pitié à voir... si maigres et ils ont si chaud. Dans le guide ils mentionnent aux touristes de ne pas s'en approcher car ils peuvent être agressif. Ce jour-là, on a vue 4 chiens se battre en pleine rue pour défendre leur territoire (le territoire en question était un bout d'ombre sous un camion). La partie comique, fut lorsqu'on s'arrêta à l'office de tourisme pour se faire recommander un bon restaurant, car on voulait manger "local". Les trois femmes se sont toutes regardé ne sachant pas quoi nous suggérer. Apparemment, on ne mange pas Samoan dans la capitale de Apia! (????). On trouva au restaurant Sails sur la pointe de Mulinu'u avec vue sur l'océan, où un gentil serveur était content de parler à des étrangers. Au loin, je voyais un homme qui essayait de noyer son vieux frigidaire dans l'océan... J'ai voulu faire semblant de prendre une photo de Sylvain pour cadrer la scène derrière lui, mais notre serveur (trop gentil) s'est empressé de nous prendre en photo. C'est pour vous dire qu'à Samoa, ils n'ont pas la même préoccupation sur la pollution. On voit souvent des déchets sur le bord de la route, dans la forêt et près des cours d'eau. Vraiment dommage. Sur le chemin du retour, on s'arrête pour prendre en photo des pêcheurs avec leurs filets.


Mardi

On loue notre bolide à Funway Rentals. En parlant de bolide, sur les deux îles on a eu l'impression d'avoir des voitures en fin de vie. Celle à Savai'i, avait le bomper attaché avec un bout de t-shirt. Et celle à Upolu, faisait un bruit bizarre dans les courbes et la porte arrière ne barrait pas! Je vous épargne d'autres détails nébuleux... On pense qu'il est préférable de réserver d'avance sa location de voiture à Samoa (car les prix sont plus élevés une fois sur place), et il faut définitivement faire une inspection minutieuse avant de quitter le parking. On a roulé jusqu'au Fish Market, car nous étions curieux de voir les poissons frais qu'ils y vendaient. Désolé Jean-Marc, mais on était un peu gêné de prendre les poissons en photo vue la tête des vendeurs insistant (mais tu peux regarder cette vidéo). Il y avait de gros poissons de toutes les couleurs, dont la plupart que je n'avais jamais vu de ma vie! On quitte Apia pour faire notre première activité tout près; Papaseea Sliding Rocks! Malheureusement, il avait tombé une pluie torrentielle durant la nuit donc il était interdit de s'y baigner à cause du niveau de l'eau. On a pris des photos, mais sachez que l'eau est beaucoup plus claire normalement. Le concept est de glisser sur les rochers pour faire une chute de 5 mètres dans la "piscine". En passant, on pense que les Samoans sont très pudique car les femmes se baignent généralement habillées, et on a vue des hommes garder leur t-shirt. Sur la pancarte de Papaseea Sliding Rocks, ils mentionnent qu'il y a une partie de la chute réservée aux hommes et une autre aux femmes. On ne saura jamais si les gardiennes du site nous auraient laissé se baigner ensemble Sylvain et moi. On a poursuivit notre route et fait un arrêt pour admirer un waterfall, en chemin vers le fameux To Sua Ocean Trench. C'est un endroit naturel de baignade idyllique. Les photos parlent d'elles-mêmes. C'est LE cliché qui est souvent mise de l'avant lors des publicités touristiques pour Samoa. Notre dernier hôtel fut agréable, ça faisait bizarre de côtoyer des touristes cette fois. J'ai vraiment aimé notre "moderne" beach fale avec balcon, au Litiasini Beach Resort. Dans les guides, ils décrivent cette plage comme étant la plus belle de Samoa. Cependant, le tsunami de 2009 a touché cette partie de l'île et ses coraux sont complètement détruits. On fit la rencontre d'un jeune couple néo-zolandais en lune de miel, Sarah & Anthony, avec qui on passera une partie de notre journée le lendemain.


Mercredi

Ça y est... notre dernière journée à Samoa. On profite le plus longtemps possible de notre chambre et de la plage. Un dernier tour de char en solo, avant d'aller chercher Sarah & Anthony à To Sua Ocean Trench (notre activité de la veille). N'ayant pas de voiture, nous leur avions proposé d'aller les chercher puisqu'on avait le même vol en soirée vers Auckland. On s'arrêta au Sopoaga Falls, où en plus d'admirer la chute d'eau, on a marché dans leur magnifique jardin. Nous avons pris des photos d'ananas et de plantes que nous avons découvertes et parfois goûté durant notre séjour à Samoa. Ce fut notre seule journée pluvieuse, car en général ça tombait surtout pendant le nuit. Nous avons donc été chanceux côté température. Notre dernière activité, fut à Pilua Cave Pools, où une foule de jeunes s'y baignaient. Il y avait un filet de volley-ball juste à côté, et nous avons joué une game avec les jeunes (dans la boue). Ils sont ma foi tous très bon au volley. On a profité de l'eau fraîche, nagé dans la cave, on y a même sauté de haut! Bref, beaucoup de plaisir. Retour à Apia, dans un restaurant italien pour terminer l'expérience et hop, on roule déjà en direction vers l'aéroport. C'est en soirée, quand il fait moins chaud, que tout le monde se donne rendez-vous dehors sur les nombreux terrains de volley-ball et de rugby. Certains prennent même le temps de se retourner pour nous saluer une dernière fois. Voilà, c'est bel et bien terminé... un 4h de vol pour retourner à Auckland.


Ce qui nous a le plus marqué à Samoa :

- le snorkeling, les coraux, leurs poissons colorés
- leurs maisons sans murs, leur façon de vivre
- les gens qui nous saluent tout le temps
- voir des gens marcher dans la forêt ou dans la rue avec des machettes!
  (ça fait presque peur la première fois, mais on comprend vite que c'est leur outil de travail
  pour couper et ramasser feuilles et fruits)

- remarquer que les gens portent tous les jeunes enfants à bout de bras
  (et non, ils n'ont pas de poussette eux!)

- parfois il y a des tombes en face de leurs maisons (weird hein)
- les gens hyper propre et bien habillé le dimanche
- des filets de volley-ball un peu partout
- des terrains de rugby, où les poteaux sont parfois fait de simples bout de bois
- les gens qui vendent leurs fruits en face de leur maison (coconuts, ananas, papayes, bananes etc),
  sans oublier les petits stand de BBQ à 6 talas

- leur drôle de "dépanneurs"
- on a vu plus d'une fois, une femme portant ce traditionnel tatouage Samoa, le "Malu"

Ce que nous avons appris à propos de Samoa :

- Samoa Air, a une grille tarifaire en fonction du poids du passager. En plus, elle a nouvellement mis en place un format de siège "XL"
- L'agriculture emploie les deux tiers de la population active, et fournit 90% de l'exportation avec la crème de noix de coco, l'huile de noix de coco, le noni et le coprah
- Plus de 80% des terres sont détenus en propriété privée par des locaux
- Dans la culture Samoan, il est courant que les enfants donnent en majorité leur paye à leur parent. Souvent, même si certains vont travailler à l'étranger, il peuvent rester sous le seuil de la pauvreté pour expédier le plus de sous possible à leur famille à Samoa



Désolé pour ce long récit. En espérant vous avoir fait assez rêver, pour vous donner le goût d'aller visiter un jour les îles de SAMOA!


Chantal & Sylvain
XX





Tongariro Crossing

SAMEDI, 30 novembre (Jour 240) 
et DIMANCHE, 1er décembre (Jour 241)

À la conquête du Tongariro!

Vous vous rappelez de notre premier essai à Tongariro cet hiver? Nous étions avec Romain et Éva, et avons rebroussé chemin après seulement 1h30 de marche... Et bien cette fois ; mission accomplie! Nous avons vue de près les fameux lacs émeraudes du Tongariro.

Crédit photo : 
Stef Cotteret

Après avoir suivi le forecast toute la semaine avec Stef, nous avions espoir que le dimanche serait une bonne journée pour faire le célèbre Tongariro Alpine Crossing. Stef était en charge du chili pour le camping du samedi soir, et nous, nous étions responsable du lunch pour la montagne dimanche. Sylvain et moi sommes allés faire les courses samedi matin à la Maison Vauron. Une autre bonne adresse pour un français à Auckland, vous pouvez y acheter baguettes, charcuteries et fromages... De plus, Sylvain a exploré leur cave à vin pour choisir un vin de sa région (aucune surprise ici), plus précisément un Fitou . On en profite pour déjeuner sur place, pas déçu du tout.

Stef est passée nous prendre à 13h, de là débutait nos 4h de route. Et oui, une deuxième sortie avec Stef ; on ne change pas une formule gagnante. À l'arrivée au campsite, il faisait trop nuageux pour apercevoir la montagne (pourtant si près). On monte notre tente avant la noirceur, et on se réfugie sous le shelter avec les autres voyageurs. Tout le monde cuisine et discute. On y fait de belles rencontres, dont un couple de Bretons qui visitent la NZ en vélo pour 5 mois! Malgré le fait qu'ils soient tous très sympa, on ne partagera pas notre vin, mais seulement notre boîte de biscuits au chocolat (fallait bien continuer de travailler notre karma). Il aura plu et fait gris quasi toute la journée, nous gardons espoir (ainsi que tous les autres voyageurs) que le lendemain soit meilleur.

Stef vient nous réveiller 1h plus tôt que le programme, pour nous dire qu'avec ce ciel on ferait mieux de partir au plus vite! Anyway, même si on ne dormait pas... est-ce qu'on avait vraiment le choix?! ;-) Petit-déjeuner express au gruau, on remballe et c'est parti mon kiki! On donne un lift au couple de Bretons, jusqu'au parking du Tongariro. Ils préféraient laisser leurs vélos au campsite, et faire du pouce (à la fin du Tongariro Crossing) pour revenir chercher leurs matériels. Dans notre cas, nous avions opté pour revenir sur nos pas à mi-parcours, l'objectif étant de voir les lacs et ne pas devoir payer le bus pour nous rapporter à notre parking de départ. De plus, on était libre de notre horaire et cadence.

Petite parenthèse à propos de la température...

Avant de partir Sylvain m'avait dit de bien m'habiller (car j'aime pas avoir froid). Faut dire aussi que j'avais encore l'image de Tongariro en hiver dans ma tête... Alors avec ces éléments ; ben je m'habille comme en hiver tsé! Au début, ils se moquaient tous de la Canadienne (...) mais après, j'étais en bout de ligne la mieux habillé de tous les randonneurs (et je me crois!). Olala... ce qu'on a pu voir des gens qui en ont bavé. Des autobus chargés de touristes, dont certaines filles en sortaient avec un short si court... comme si elles allaient à la plage! Je peux vous dire que parfois (souvent) on les voyait courir. C'est vrai que Tongariro c'est tout un contraste de température. Un peu déstabilisant quand on pense que le week-end d'avant nous étions sur la plage à plus de 25 degrés, alors que là, la température était sous zéro! Et je ne vous parle pas du facteur vent, qui parfois me donnait du mal à mettre un pied devant l'autre! C'est entre autre pour cette raison, que si un jour vous pensez faire le Tongariro, et bien regardez surtout le forecast! Si j'ai mangé mon sandwich avec mes gants de ski là-haut... vous pouvez donc mieux vous imaginer le malheur de ces pauvres filles en short maintenant? ;-)

Le bilan ; il faisait entre zéro et -5 degrés dimanche, avec des vents de 70 km/h. Ce que nous ne savions pas encore, est que le lendemain (lundi), on aurait eu des températures entre 2 et 10 degrés, et des vents de 20 km/h. Comme quoi, faut choisir sa journée hein?

Initialement, Sylvain et Stef avaient comme objectif de faire la montée du Mt Ngauruhoe en plus. En gros c'est une dure montée de 2h, pour un 30 minutes de descente (ça vous donne une petite idée?). Seulement une fois sur place, Stef s'inquiétait de la force des vents... Elle réussit à convaincre l'homme de se rendre aux lacs dans un premier temps, et faire cette montée sur le chemin du retour. Ainsi, on se donne une chance que le vent tombe un peu... Même si on remarque certains intrépides s'y précipiter, on suit les conseils de la pro. On ne regrettera pas, en plus le ciel avait la bonté de se dégager toujours au bon moment. Stef a prise de superbes photos. On a même croisé les intrépides en question plus tard, en route vers le sommet de Tongariro... Ils nous ont avoué ne jamais avoir atteint le sommet du Ngauruhoe. Ils ont abadonné après 1h d'ascension, car ils avaient trop froid, et que le vent était trop puissant (pourtant ils étaient bien équipé).

Bref, nous avons vécu une belle expérience et n'avons aucun regret. Nous avions une bonne fatigue sur le chemin du retour (normal quoi), mais aussi les yeux et le nez rouge d'avoir eu ce vent tout au long de la journée. Croyez-le ou non, une fois la zone du Tongariro passée, arrivée dans la vallée on avait assez chaud pour se taper une glace!
Ah oui, j'avais oublié de vous dire notre petit malheur de ce voyage... Nous avons réalisé (au parking du Tongariro) que nous n'avions pas notre caméra! Au début on a cru l'avoir oublié à la maison, mais non. Un vrai mystère... portée disparue! Je n'ai donc aucunes photos de ce week-end. Une chance que nous étions avec Stef. Toutes les photos de cet album, sont donc la propriété de Stef Cotteret. Nous devons donc maintenant courir l'achat d'une nouvelle caméra. Le point positif, est que nos backup étaient fait. Ça aide de tenir ce blogue à jour, car les photos sont régulièrement copiées sur notre laptop. Mais bon... on se serait tout de même passé de cet anicroche. En même temps (je touche du bois), nous nous en sortons tout de même bien après plus de 8 mois de voyages non? Envoyez-nous des ondes positives au cas...

Voilà, vous aurez des nouvelles de nous après les îles Samoa!



On en profite pour souhaiter un bon accouchement à Jocelyne et Christophe... On a hâte de voir la tête de leur fils Enzo! On pense fort à vous les amis...



Gros bisous à tous! :-)


Baptême de surf à Mt Maunganui

SAMEDI, 23 novembre (Jour 233) 
et DIMANCHE, 24 novembre (Jour 234)

De la route, de la plage, et du surf!

Un week-end sur la Bay of Plenty, où Sylvain et moi avons fait notre baptême de surf! Le fait que Matt ait une planche, ça nous donnait la chance d'essayer gratuitement. Même si... un cours d'initiation nous aurait grandement aidé! ;-)

On débute notre vendredi soir sur la plage de Coyle Park, à 15 minutes de la maison. Je nous avais préparé un pique-nique ; bagels frais du jour, saumons fumés, fromage à la crème, câpres, et bien sur... une bouteille de rouge! Pour quelle occasion? Tout simplement parce qu'on le mérite (évidemment), et aussi pour discuter de notre voyage aux îles Samoa! Nos billets sont achetés, on s'envole le 4 décembre pour 6 jours. Nous devions au minimum visiter 1 des îles du Pacific Island. Entre Tonga, Fiji, Bora-Bora, et la Nouvelle-Calédonie... le choix n'a pas été facile. 

Nous avions regardé, comment dire, la "météo des vagues?"... Et savions qu'à Bay of Plenty, on devrait trouver des vagues de niveau 3-4 et 5-6 ce week-end. Parfait (parait-il) pour des débutants. Samedi matin 9h05, on était déjà en route, motivé comme des enfants. On s'arrête avant à ''La voie francaise'', une excellente pâtisserie où le personnel vous parle même en français (c'est rassurant sur la qualité des produits, hein Jean-Marc?). Comme chaque français qui se respecte, on est à peine sortie que Sylvain a déjà entamé la baguette (...). 

On a roulé près de 3h jusqu'au Matata Campground. Arrivée sur la plage, les vagues étaient impressionnantes! On n'y connait franchement rien en la matière, mais on ne peut pas croire que c'est fait pour des débutants. Mais puisqu'on n'a pas fait tout ce chemin pour rien, et bien on se lance à l'eau! Après 5 minutes, Sylvain a bien compris qu'on n'y arriverait jamais avec ces vagues là. Tant qu'à moi, je ne me donne même pas la peine d'essayer (pas folle). On s'est donc reposé sur l'option du body board uniquement, un peu déçu.

On installe notre tente, et on y met nos matelas en foam (c'était telllllement plus confortable!). On l'aime notre van... En voyant certains backpackers avec leur petite voiture à devoir gérer chaque pied carré disponible, nous on se sentait large! Cette fois-ci, on ne prend pas la chance de se faire réveiller par les oiseaux, nous avions nos bouchons! ;-) Petite soirée tranquille, rien à dire (tsé c'est à la limite long du camping sans cartes ou dés). Nous sommes retourné profiter de la plage, et regarder les passionnés de pêche encore là (certains y ont même passé la nuit - sans blague). On a découvert qu'il existait des Seahorse. Un engin électrique de 4,000$, pour la pêche...

Le lendemain, on quitte assez tôt vers la plage de Mt Maunganui. On ne regrette pas ; un petit paradis! Il fait beau, il fait chaud, et il y a plein de surfers! Cette fois, comme vous pouvez le voir sur les photos, 
on est gâté. Le soleil était si intense, que 10 à 15 minutes sur la plage suffisent à nous faire passer le goût de rester au soleil et d'aller à l'eau! Après 3 heures d'initiation au surf, et question de ne pas ''brûler'' complètement, on décide de monter le Mauao (Mt Maungahui) qui s'élève à 232 mètres. On se récompensera par une bonne glace une fois en bas.

Sur la route du retour... on s'arrêta par hasard à la pizzeria Mykonos, qui fut notre meilleure pizza mangé en NZ!

Voilà, encore un autre beau week-end :-)

À très bientôt
Chantal & Sylvain XX

PS.: Pas qu'on veule faire pitié mais... on va passer les 2 prochains jours à se mettre de l'après-soleil (pourtant on nous avait prévenu... ayayay)

Waiheke Island

SAMEDI, 16 novembre (Jour 226) 
et DIMANCHE, 17 novembre (Jour 227)


C'était probablement notre dernier voyage à Waiheke Island...

Un petit retour en arrière, rappelez-vous que Sylvain et moi avions visité une partie de Waiheke Island le 11 avril (notre 7e jour en NZ).

J'ai donc relu notre article, et je me suis dit à moi-même ; "P*tain mais comment ils font pour nous lire... ce que je peux écrire mal!" Non mais soyons honnête, y'a des gens doué pour l'écriture et je n'en fait pas partie (je suis lucide tout de même).

Bref, je tiens donc à féliciter tous nos lecteurs... Un sincère Bravo et merci de nous suivre (malgré tout).

Revenons à nos moutons (...)

Pour cette deuxième escapade sur l'île de Waiheke Island, nous avons pris le ferry avec Alex & KC. Alex avait trouvé un deal sur GrabOne pour économiser des sous et traverser avec la voiture. Plus de liberté une fois là-bas.

On débute avec un brunch au Charlie Farley's, en face de la plage Onetangi Beach. On s'est ensuite rendu au Poukaraka Flats Campground, où on y a installé nos tentes. Un endroit vraiment très propre et tranquille, où chaque client a un terrain plus que raisonnable. Il y avait aussi de larges espaces verts communs pour manger, jouer et se reposer... Bref, on y respire!

On reprend la route en direction de la plage. Sur le chemin, on s'arrête à la résidence des coqs. Imaginez vous donc, que tous les coq de l'île vivent au même endroit! Ils se font ramasser parfois pour aller faire leur "devoir de coq" dans un poulailler quelconque et reviennent au bercail... Pas facile la vie de coq à Waiheke! Malheureusement, je n'ai pas trouvé une référence ''intelligente'' sur le web à propos... 

On se pose enfin à Palm Beach. Je peux vous dire que la différence d'achalandage était flagrante pour nous, comparativement à notre première visite en avril dernier. 

On retourne vite vite au camping pour changer de tenue avant d'aller au restaurant. Alex nous avait déniché une bonne table au vignoble Te Whau. Perché à la pointe de la péninsule, l'assiette et la vue en valait franchement la peine. Après avoir bien mangé, et descendu deux bouteilles de leur Le Petit Point 2011, on retourna à notre camping (et oui, on peut dire qu'on aime les contrastes).

Pendant que nos voisins se préparaient à dormir, Sylvain et moi étions au bord de l'eau à profiter de la vue de Auckland et de ses feux d'artifices au loin (très loin). On s'est amusé à écrire des mots avec notre lampe frontale sur la plage (ne jugez pas, l'idée venait probablement d'une trop longue exposition au soleil et/ou des effets de l'alcool).

Le chant des oiseaux nous a réveillé. Ça semble mignon comme ça, mais c'était assez intense merci... une genre de JUNGLE! Il devait avoir un meeting important ou bien des élections - entk - incapable de nous rendormir.

On déjeune, on remballe... et on se dirige tout au bout de l'île! Une petite visite au fort de Stony Batter qui abrite des tunnels de la Seconde Guerre mondiale. Les canons construits en 1941, pouvaient tirer à plus de 28 km!

Ensuite, comment vous décrire... Ben on s'est saoulé de vignoble en vignoble ;-) De Man O' War, à Peacock Sky Vineyard jusqu'au Mudbrick. On s'est acheté un coup de coeur (surprise), qu'on fera découvrir à la famille Raynaud bientôt en NZ ;-)

Dans les guides de touristes, ils parlent souvent des plages et du vins de Waiheke Island... Et bien voilà, on a finalement fait le tour je crois... Au revoir Waiheke, et aucun regret :-)

Gros bisous à tous!

Chantal et Sylvain


PS.: Sur notre parcours, nous nous sommes renseigné sur une île privée que nous avions aperçu au loin. On nous a répondu qu'elle était à vendre pour la modique somme de 35 millions (...). Donc pour les intéressés ; Former NZ Private Island Resort.

Taranaki, Pouakai Circuit

SAMEDI, 9 novembre (Jour 219) 
et DIMANCHE, 10 novembre (Jour 220)

Nous sommes encore sur un nuage...

Quel beau week-end à Taranaki! Ça restera pour longtemps, un de nos plus beaux souvenirs en NZ. Tout a commencé lorsque nous avions dit à Stef que son article sur le Pouakai Circuit nous avait inspiré, et que nous avions déjà prévu la date pour partir! Elle (sourire en coin), nous dit qu'elle se joindra à nous avec plaisir, SI la température est de la partie. En touriste que nous sommes, on oublie parfois que c'est la température qui mène ici. D'autant plus que le plaisir de cette track, est de pouvoir admirer la vue du fameux Mt Taranaki! Donc idéalement, sous le soleil...

Le ciel a entendu nos prières, et nous sommes parti le coeur rempli d'excitation en direction de notre premier tramping en NZ. Lorsque j'ai préparé nos sacs le vendredi, je dirais que le plus gros stress de Sylvain était plus sur le ''qu'est-ce qu'on va manger'' que sur le poids de son sac. Je peux vous dire que j'ai eu de la chance d'être avec mon grand et fort Sylvain parce que... cette rando n'a pas été facile pour les jambes, en plus du sac à porter!

Pour ma première expérience de tramping, j'ai bien compris que le poids et l'espace font toute la différence! Sylvain tenait à ce que j'entre mon matelas ainsi que mon sac de couchage DANS mon sac. Non seulement en cas de pluie c'est rapide à couvrir, mais c'est mieux pour l'équilibre dans les sentiers dangereux ou étroits. Du coup, mon sac ayant la capacité qu'il avait, était assez léger. L'homme s'est donc retrouvé avec la tente, et beaucoup plus de poids à transporter... Et comme si ce n'était pas assez, il s'est rajouté un 6 pack de bières! Je peux vous confirmer qu'il en a souffert ;-)

La route est longue de Auckland à Taranaki. Heureusement avec Stef, les 5 heures de route sont passé très vite! Elle nous avait déniché un site de camping gratuit, où nous avons posé notre tente. Nous étions donc tout près du North Egmont Visitor Centre samedi matin, pour débuter enfin notre randonnée. De là, notre coloc Matt et son ami Michael nous ont retrouvé. On a bien rigolé de voir leur tente fleurie accrochée avec de la corde (...). Départ à 9h tapante, sachant par le centre que 13 randonneurs étaient déjà en route. Quand on sait qu'il n'y a que 16 lits au sommet, on fait vite le calcul que certains ne pourront pas dormir dans la Pouakai Hut. C'est pourquoi Stef nous avait conseillé de partir en autonomie. Sylvain et moi n'étions donc pas nerveux, mais les gars étant moins bien équipé, l'étaient. 

Le début commence raide, je me demandais même comment j'avais pu courir un marathon le week-end d'avant! C'était un tout autre type d'effort. Le souffle court, avec tous ce poids à transporter et ces marches à monter... on essayait tant bien que mal de suivre la pro (Stef)! Nous avons réveillé des muscles qui nous étaient inconnus! À un moment donné, ce fut plus tranquille heureusement et on a trouvé notre cadence. Je ne sais comment vous dire combien nous étions émerveillé par le paysage. L'album photo en témoigne. 

Arrivé à la Hut, Matt a pu prendre le dernier lit qu'il restait alors que le pauvre Michael s'est retrouvé à dormir directement sur le sol (comme bien d'autres randoneurs). Malheureusement, on était tombé sur un groupe d'allemands qui monopolisait les lieux. Le genre de groupe organisé qui se sont fait monter leur stock au sommet et qui ont pu grimper comme des balles (évidemment)!

De notre côté, je suis heureuse d'avoir suivi l'ambition de Sylvain et Stef de vouloir dormir à 5 minutes de la Pouakai Hut, devant la superbe vue du Mt Taranaki. Vous me direz que le choix était facile à faire? Hum hum... lorsque vous êtes fatigué, ce 5 minutes supplémentaire de steps me semblait totalement inutile quand tu vois un petit espace non rocailleux juste à côté de la Hut (qui dit Hut dit aussi ; eau potable à proximité, toilette civilisée, cuisinette et foyer). Bref, après l'installation de nos tentes devant le magnifique panorama plus haut, je peux vous avouer que j'étais la première à retourner à la Hut pour me vanter de ''mon chalet'' hein!!! ;-) 

BEER TIME! Enfin on relaxe, on profite de la vue, on boit, on prend une foule de photos, en gros ''ON CAPOTE!!!'' (en bon québécois). Sur le coup, Sylvain a eu un petit pincement au coeur de partager ses bières, mais il l'a généreusement fait... on a tous apprécié l'effort dans chaque gorgée hehe.

Un petit 15 minutes de marche plus loin, cette fois sans nos sacs, on se dirige vers le fameux tarn. Un lac de montagne où se reflète le Mt Taranaki. Petite parenthèse, cette populaire vue se retrouve d'ailleurs sur la page couverture de cet édition du Lonely Planet New Zealand! Lorsque Sylvain avait dit à Stef qu'il lui tardait de s'y baigner, elle a éclaté de rire, lui expliquant que c'était en gros dégueulasse et que une fois rendu il se désisterait rapidement. Ben le petit cr*ss, il a attendu que les nuages se dispersent --pour que le Mont Taranaki soit à son meilleur-- et... il s'est jeté à l'eau! Il a fait bien des jaloux, car je vous met au défi de trouver une photo de touriste se baigner là-dedans! On s'est tapé une séance photo d'enfer avec d'autres touristes qui étaient venu juste pour cette vue aussi. Super beau moment, j'en suis déjà nostalgique.

Nous sommes retourné à ''notre chalet'' au sommet, et avons mangé tout en regardant le soleil se coucher. Après une nuit à entendre le vent souffler, et finalement trouver le sommeil... Notre réveil fut tout simplement magique, à profiter des premières lueurs du jour de là-haut. MAGNIFIQUE.

La journée du ''retour'' fut la plus difficile, car on sait déjà que c'est ''terminé'' en quelque sorte. Bien sur, le parcours dans la forêt en vaut vraiment la peine, même quand je sentais mes jambes trembler de fatigue sous l'effort. Et juste quand on maudissait encore et encore des steps, ben on croise une petite famille de Kiwis - top shape. Je vous la décrit pour la forme ; la mère qui porte quasi le même poids sur ses épaule que Sylvain, deux jeunes garçons d'environ 8 et 10 ans, et le père portant le troisième gamin sur son dos. On essaye de cacher notre fatigue, on sourit bêtement, on les admire (telllllllement) secrètement. Et Sylvain de lancer dès qu'ils sont hors de portée : "Mais comment il fait ce mec pour ne pas transpirer?!!". LOL. Olala... ce qu'on pouvait se trouver nul comparé à cette petite famille! Ces Kiwis ; force de la nature...

Allez, un dernier effort... On termine par la route pour nous sauver un peu de temps. Vers le retour au centre sous un soleil de plomb, on fantasme d'une douche et d'un burger (...).

ALLELUIA! Même si la douche est $10, on la prend en se disant que c'est un ''très bon'' investissement. Et je vous jure, que c'est le meilleur burger que j'ai mangé de toute ma vie!!! ;-)

Merci à toi Toothbrush Nomads, sans tes aventures on y serait pas aller, et sans ta compagnie on aurait pas eu autant de plaisir :-)

Gros bisous à tous et admirez les photos!

Chantal et Sylvain
PS.: Découvrez l'article de Stef sur cette même aventure, décrite avec plus d'humour et de professionnalisme ; 
Mission : Taranaki... 800km de route, 25km de rando, 1 Québécoise, 2 Français, 2 Kiwis et 1 volcan...